Dossier: Champs de pratique

Les ingénieurs qui ont suivi les actions réalisées par l’AIAQ au cours des dernières années sur ce dossier ont constaté que les efforts n’ont pas été ménagés. La gestion des cours d’eau et le drainage agricole souterrain ont été les dossiers pour lesquels les plus grands efforts ont été déployés. Dans ces deux secteurs d’activités, il y a encore beaucoup d’efforts à faire pour faire en sorte que, lorsqu’il y a des projets qui se réalisent, les ingénieurs y soient impliqués conformément à la loi sur les ingénieurs. Il n’y a toutefois pas que ces deux secteurs où les ingénieurs sont malheureusement exclus. Il faudrait se pencher, notamment, sur toute la question de la construction des bâtiments agricoles, dossier qui mériterait une attention particulière. Nous avons moins d’informations du côté du secteur de la transformation alimentaire. S’il y a des problématiques à aborder, il y aurait intérêt que des ingénieurs puissent éclairer l’AIAQ afin de pouvoir aussi, s’il y a lieu, aborder ces dossiers.

L’AIAQ a une excellente collaboration de l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) dans ce dossier. Lors de notre dernière rencontre avec celle-ci en fin 2013, l’AIAQ et l’OIQ en sont venu à une conclusion commune. L’AIAQ doit poursuivre ses discussions avec les intervenants concernés (Ex : MAMROT sur la gestion des cours d’eau). Une fois les modifications prévues à la Loi sur les ingénieurs adoptées par l’Assemblée nationale, nous comptons avoir des discussions conjointes avec l’OIQ et l’Ordre des agronomes du Québec (OAQ) afin de mieux baliser le partage des rôles entre les ingénieurs et les agronomes.

Mais pour que le dossier puisse mieux progresser, l’AIAQ et l’OIQ sont aussi unanimes à dire qu’il faut que des ingénieurs puissent faire les dénonciations qui s’imposent auprès de l’OIQ lorsqu’ils constatent que des projets se réalisent non conformément à la Loi sur les ingénieurs. Comme ingénieurs, nous avons tous une responsabilité déontologique lorsque l’on est au courant d’une telle situation. Il y a d’abord et avant tout une question de protection du public. Il y a aussi bien sûr une question d’intérêt pour les ingénieurs lorsque ces situations perdurent.

Si vous avez connaissance de situations qui doivent être dénoncées, vous pouvez contacter directement l’OIQ. Vous pouvez aussi rejoindre l’AIAQ qui pourra vous aider à prendre contact avec les responsables de ce type de dossier à l’OIQ. Lors de la prochaine assemblée générale annuelle de l’AIAQ, nous comptons pouvoir inviter des intervenants qui pourront fournir davantage d’informations à ce sujet.

Pierre Vallée, ing. Président AIAQ